Cela t’est déjà arrivé, j’en suis sûre, de regarder derrière toi, dans le rétroviseur de la vie, de voir ces moments où tu as eu le choix, ces moments où tu as pris la décision (consciente ou pas) de prendre un chemin, et pas un autre. Parfois tu te demandes sûrement, à quoi aurait ressemblé ta vie si tu avais fait un autre choix. Si tu avais continué ta route au lieu de répondre à ce garçon qui t’appelait? Si tu avais fait pharmacie au lieu de faire médecine, si tu avais fait ce stage qu’on t’avait proposé, ce voyage que tu voulais effectuer? Les exemples sont multiples.

J’ai eu à fait cet exercice en pleine conscience, il y’a quelques jours. Cet instant où j’ai le choix, plutôt que de le voir dans le rétroviseur, je m’y suis arrêté au moment où il s’est présenté. Vivre en pleine conscience m’a permit de reconnaître cet instant dont je me souviendrais peut-être dans quelques mois, comme un instant décisif dans la vie que j’aurais choisie. Les Anglo-saxons appellent cela le « tipping point », le point de bascule. Le moment où tu décides qu’à un moment M, tu prends plutôt la voie de gauche ou la voie de droite, pour diverses raisons.

Arrivée à ce point de bascule, j’ai eu à m’arrêter, et à réfléchir. Mon choix, celui de continuer ma vie, telle que beaucoup d’entre vous la connaissent, ou celle de prendre le chemin de mon coeur, de sauter dans le vide, vers l’inconnu.

J’ai fait le choix de l’inconnu. J’ai fait le choix de tourner le dos à ma zone de confort actuelle. Et d’explorer le mystérieux, l’invisible et l’insoupçonné. Cette nouvelle vie que j’ai choisie, je ne sais pas à quoi elle va ressembler pour l’instant. Je suis en train d’en imaginer la structure, je ne sais pas exactement comment elle va se matérialiser. Ma vie actuelle ne va pas changer tout de suite, mais les énergies de changements sont déjà en place, je le sens. Mon énergie est déjà tournée vers mon nouveau choix, vers ma nouvelle vie. Les choses sont en train de se mettre en place, au niveau subtil et au niveau matériel. Ma vie professionnelle actuelle commence à refléter mes nouveaux choix. J’ai annoncé que je prendrai désormais plus de temps pour ma vie personnelle et j’ai partagé avec mes collègues le fait que je n’aurai plus l’espace ou l’énergie pour porter une partie de leurs responsabilités. Mon temps, mes efforts sont désormais tournés vers cet inconnu qui m’attire.

Une fois que tous les changements seront actés, peut-être dans six mois, peut-être dans un an, je me demande avec quel regard je regarderai dans mon rétroviseur. Sans regrets, jamais de regrets, mais les questionnements ne s’arrêteront pas de sitôt je suppose.

L’observation de ce point de bascule fut un exercice assez révélateur pour moi. Révélateur sur la manière dont je fonctionne, sur la manière dont j’ai évolué. Il est révélateur également parce qu’il ne m’a pas fait plonger dans le passé (ce n’était pas le but), mais il a confirmé certains concepts que j’ai déjà intégré:

Tout d’abord (et c’est mon avis personnel): Tu as toujours le choix. Tu n’as pas toujours le choix sur les évènements qui arrivent, mais tu as le choix sur la manière dont tu vas les accueillir et y faire face. Nous sommes tous des créateurs, que nous nous en rendions compte ou pas. Chaque instant, chaque moment, est une opportunité de création. Le matin au réveil, tu as l’opportunité de créer ta journée. Comment vas-tu l’accueillir? Chaque rencontre est l’occasion de créer une expérience, pour toi, pour les autres. Quelle expérience choisis-tu de vivre?

Chaque choix a des conséquences, ou plutôt des résultats. Parfois, tu t’en rends compte pas longtemps après l’action, parfois bien après que tu aies pris la décision. Cette décision de changer une partie de ma vie, aura des résultats (positifs j’espère) sur mes finances, sur mon organisation au quotidien, sur mes relations amicales et familiales. Si les résultats sont moins positifs que ce à quoi je m’attends, je devrai alors provoquer un autre point de bascule, et effectuer d’autres changements. Ainsi va ma vie.

Le concept de zone de confort est aléatoire. La zone de confort peut rétrécir, comme elle peut s’agrandir. Je choisis de ne pas voir mon changement prochain comme une sortie de ma zone de confort, mais plutôt comme une façon de l’étendre. Ma zone de confort, c’est ce que je connais, c’est là où, et quand je suis bien. Bientôt, l’inconnu sera connu, bientôt je serai installée confortablement dans mon inconnu, et j’aurai ainsi étendu ma zone de confort.

Voilà pour ma part. Ces changements, ces nouvelles aventures que j’ai décidé d’expérimenter, je t’en ferais part le moment venu, dans un autre billet.

Je te souhaite de reconnaître ces points de bascule dans ta vie, de les accueillir avec gratitude, et de pouvoir faire ton choix sur la base des désirs de ton coeur et de ton intuition.

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